Nouveau! 2016, année de la Marseillaise!

Le 14 juillet et les symboles de la République

Défilé avec les fanfares, don_chauveau
Programme de la fête communale de 1921
Statue Voltaire érigée place des trois Ormes
Inauguration du buste Voltaire le 18 novembre 1906
La 2ème mairie, collection Marle

Le mois de juillet avec l’organisation annuelle de la fête nationale du 14 juillet est l’occasion de revenir sur certains symboles de la République acquise à la suite des évènements de la Révolution Française.

L’origine de la fête du 14 juillet vient de l'une des premières fêtes patriotiques, la « fête de la fédération », importante procession militaire qui eut lieu le 14/7/1790, à Paris et à Angers, à la date anniversaire de la prise de la Bastille.

C’est le 1er registre des délibérations du Conseil municipal qui nous éclaire sur cet évènement, par la délibération du 27 juin 1790 (fichier en bas de page). Chaque commune des 58 communes formant le district de Bourg la Reine auquel Châtenay faisait partie, était invitée par le maire de Bourg la Reine, à désigner six soldats citoyens chargés d’élire le 4 juillet 1790 un soldat parmi 200 qui participerait à la fête de la fédération, au nom du district et de la garde nationale de la paroisse.

Comme il était de tradition, le décret de l’assemblée nationale et la lettre du Maire de Bourg-la-Reine furent lus à la population et à la garde nationale dans l’église ; le maire et 6 officiers municipaux furent chargés de cette mission.

La fête du 14 juillet fut décrétée fête nationale le 6 juillet 1880. A Châtenay, au 19ème et 20 ème  siècle, c’était l’occasion d’une grande fête populaire, organisée place Voltaire. Le programme établi par la commission des fêtes puis validé en Conseil municipal, est resté généralement identique.

Le 13 juillet 1885 à 9 heures le soir avait lieu la retraite aux flambeaux, grand défilé à travers la ville formé de la municipalité, des représentants d’associations, des notables auxquels se joignaient les habitants, la fanfare la Concordia. Le 14 juillet, des secours en bons de 3 francs étaient distribués aux indigents, les édifices communaux illuminés et pavoisés. Le soir, un bal champêtre gratuit et populaire était offert aux châtenaisiens. La place Voltaire pour l’occasion était habillée d’une rampe de gaz, laquelle vint à remplacer les lanternes et lampions, déclarés dangereux.

A cette époque, la municipalité craignait que l’attrait populaire des festivités de Paris et de Sceaux nuise au succès des réjouissances de Chatenay avec la défection des jeunes gens de la fanfare locale. C'est ainsi que le 13 juillet 1889 au soir, une représentation gratuite a été offerte dans la salle parisienne du "théâtre des menus plaisirs".

Les années suivantes, les innovations se suivirent pour attirer les familles à rester sur la commune, tombolas, jeux, kermesse..

Pour l’année 1911, un concours de tir par le société de tir locale était au programme ainsi qu’un prix de camaraderie récompensait le garçon et la fille de chaque école, élus par leurs camarades.

L’année 1912 avant le concert du 14 juillet, une audition musicale suivi d'un discours ont été donnés devant la statue Voltaire à la demande du Président des Arouetistes, Monsieur Bonhoure.

En 1932, c'était une kermesse au profit des colonies de vacances qui était mise en avant.

La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution Française, adopté par la France comme hymne national une première fois le 14/7/1795 sous la Convention et définitivement le 14 février 1879 sous la troisième république. Au décès de son auteur Claude Joseph Rouget de L’Isle, officier français du génie, poète et auteur dramatique, la commune de Châtenay sur décision du Conseil municipal du 21/9/1881, lui rendit hommage en accordant un crédit de 25 francs à la commune de Choisy le Roi pour l’érection d’une statue de bronze, œuvre de Léopold Clément Steiner. En effet, une souscription nationale avait été lancée par Benjamin Raspail, député d’arrondissement, Président de l'association.

Toutes les manifestations publiques étaient l’occasion de chanter avec ferveur pour honorer la patrie et les origines de la République.

La Marseillaise faisait déjà partie de l’apprentissage du chant et de la musique dans le programme scolaire, de même que celui de la Concordia, la fanfare locale.

Pour en savoir plus,  n'hésitez pas à consulter les sites web bien documentés et illustrés ci-dessous!